Cafouillis et embrouillaminis

Utiliser des mots désuets ( en gras dans le texte) ou expressions d’une autre langue.

Dans une cellule de la prison « Carabanchel », cohabitaient deux margoulins. Roberto Labavure bonnetier était un coquefredouille infundibuliforme et Diego de La Vega, un saradanapale piriforme, était gabelou. Les deux marmiteux ferraillaient à longueur de journée. Diego avait la sale manie de seriner aux oreilles de son co-détenu dès que ce dernier sombrait dans les bras de Morphée. Roberto pour lui rendre la pareille, s’arrangeait pour zinzinuler à la manière du pépiement des zoziaux de la cour. Invariablement, les gardiens ameutaient par ce vau-de-route, vinrent encore une fois tenter de rasséréner les deux loustics, en tant qu’expert cunctateur. Les hommes de la pénitentiaire espéraient le charivari apaisé, mais c’était sans compter sur un hourvari général des cellules limitrophes à celles des deux lascars. Les détenus qui patafiolaient ces deux carambouilleurs, apoltronnirent les deux compères lors de la promenade, leur promettant de les clouer au pilori ou de les vouer aux gémonies. Une fois l’opprobre et l’anathème jetés, la malédiction ne tarda pas à se manifester. Toutes les suppliques de Roberto et de Diego les soirs de pleine lune (et de pas de lune du tout) au dieu des voleurs, Hermès, n’enrayèrent pas le processus de la schlague. Les deux voyous que la terreur avait rendus, copains comme cochon, agir en véritables capons, dénonçant les trafics ou magouilles des uns et des autres auprès des matons ou de la direction pour obtenir une infinitésimale protection, contre la vendetta qui sourdait dans les geôles. La contemption de tous était carabinée, face aux secrets révélés de façon inopportune.

Si bien que lorsque les cadavres des deux truands furent retrouvés, saignés comme des gorets grenouillant dans leur hémoglobine, personne ni des matons ni des détenus ne versa une larme sur leur dépouille.

Moralité :  « Bin lôngin », toute vérité n’est pas bonne à dire, pour qui veut faire de vieux os.

3 Comments

  • Bahi’onc !
    Me semble avoir été taillée à coups de serpette dans une clavicule de grenouille, cette carabistouille, pas piquée des hannetons !
    Quant aux vocables… Dur, dur, pour tailler une bavette avec.
    Du coup, je m’en taille une basane, Meuf.😜🙃🤣

    • Tu m’as fait rire 🙂 Tu sembles toi aussi en connaître un bout sur les mots désuets 🙂

  • Bin lôngin !!
    Vla-t-y pô que j’observe à l’instant la mention de mon blog WP dans ta blogroll.
    Grand merci, MiJo Chère. C’est plaisir😚✨

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